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Le café a représenté pour la RDC, au cours des années 1980, des recettes en devises atteignant 200 millions $/an ; il mérite une relance et un encadrement. La filière café mérite d’être relancée en RDC. Durant les années 80, elle a représenté des recettes allant jusqu’à 200 millions de dollars par an, avant d’être arrêtée par la Trachéomycose qui a fait des ravages pendant 25 ans. Aujourd’hui, des souches résistantes existent : elles doivent être multipliées et diffusées pour relancer la culture.


Aujourd’hui la demande mondiale du café augmente chaque année de 2,4 %, grâce aux consommateurs de l’Asie, de l’Europe de l’Est, et même des pays producteurs. Cette culture reste donc une opportunité majeure pour les planteurs en RDC.

Cependant le risque principal que court cette flière est liée à la trachéomycose, qui sévit encore dans la province de l’Équateur. En Province Orientale et au Kivu, où la maladie a créé tellement de ravages pendant les derniers 25 ans, le verger est devenu plus ou moins résistant à cette maladie. Il faut organiser la multiplication et la diffusion d’un matériel végétal résistant et encadrer
la flière du début à la fn.

Il existe (notamment en Ouganda et en Tanzanie) des souches résistantes à la Trachéomycose, résultat du projet CFC des années 2001-2006 de lutte contre ce féau. Il est donc possible d’obtenir de la matière végétale pour établir des parcs à bois et promouvoir la reprise de cette production.

Important potentiel pour l’Équateur et la Province Orientale.

Si, à l’heure actuelle, Isiro souffre d’un enclavement presque total à cause du manque de routes et de chemin de fer, on peut espérer que d’ici 2 à 3 ans, compte tenu des projets en cours sur les routes, la situation aura changé. D’ici là, la relance de la production de café doit se préparer.

Le Bas Congo avec le café « petit Kwilu », pourrait approvisionner Kinshasa en café torréfé.

Actuellement, la ville de Kinshasa s’approvisionne en café soluble venant de côte d’Ivoire, d’Amérique du Sud et d’autres origines. Ces importations, parmi d’autres, occasionnent une perte de devises. Le Bas Congo est particulièrement bien placé pour valoriser son café Kwilu, à condition d’investir dans la torréfaction, pour produire un café de qualité qui correspond aux normes de l’ONC.
Tel est le cas à Lukula, une localité du bas Congo, où l’activité café est particulièrement intense.